PETRONILLE
DANS LA TOURMENTE QUEBECOISE

Lundi 2 novembre 2009
Tandis que je déguste un cornichon made in India en découpant des champignons de Paris made in China pour l'omelette de ce soir, et alors que la salade de maïs américain avec OGM attend sagement sur la table, la télévision passe une publicité hautement angoissante puisque son slogan, pour nous vendre un fromage, est le suivant : "sans conservateur, sans antibiotiques, sans hormones de croissance".

Est-ce à dire que les autres fromages...?

Arg.

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Note : http://www.lanouvelle.net/article-292882-La-nourriture-canadienne-est-la-plus-contaminee-au-monde.html
 
Par Pétronille - Publié dans : Pétronille en Amérique
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Lundi 26 octobre 2009
Alors, je vous en parlais il y a peu et je sens bien que je dois m'expliquer, c'est pourquoi j'ai décidé aujourd'hui de parler d'un problème qui touche beaucoup d'entre nous, mais que nous sommes trop timides ou trop gênés pour avouer, et c'est bien dommage car celui qui aura le courage de parler fera le bonheur de tous les autres.

S'il ne doit y en avoir qu'un, je serai donc celle-là, pour paraphraser Tonton Victor, paix à son âme.

Ainsi donc, les rumeurs sont vraies, oui, je l'avoue, je fais une fixation sur les élucubrations capillaires des gens, j'ai une paire de ciseaux virtuelle dans le cerveau, quelque part entre Shakespeare et Montaigne, qui s'agite vigoureusement à chaque fois que j'entre en contact visuel avec une aberration cheveluresque.

["cheveluresque", c'est pour ne pas répéter "capillaire", ce qui serait un peu lourd]

C'est plus fort que moi, j'ai bien essayé de prendre des bains d'eau salée, de faire des cures d'huile de foie de morue et autres remèdes exotiques, je ne parviens pas à faire taire cette obsession. Pourtant, pendant un temps, on aurait pu me croire libérée de mes vieux démons. Il faut dire que François Fillon avait renoncé à sa coupe de Ken très seventies pour un nouveau look plus "what else", et même Jean Sarkozy (gageons que ce nom répété deux fois dans ce blog en si peu de temps va m'attirer de nouveaux lecteurs via les moteurs de recherche - ça me changera des maniaques de l'anti-moutiques), se sachant certainement appelé à de hautes fonctions (appelé à ? poussé vers ? rué sur ? je ne sais pas bien comment on dit) avait fait l'effort de sacrifier son côté Raiponce à la cause. 

(sans doute que son faux air de casting des 
Feux de l'amour tirait trop du côté Nikki-l'ex-stripteaseuse et pas assez du côté Victor-le-chef-d'entreprise-sans-scrupules)


(je vous le demande un peu, le cheveux cranté et crêpé sur le dessus, franchement...?)


Même René-Charles y est allé de son sacrifice de frisettes sur l'autel de la pré-adolescence , autant dire que mes chances de guérison étaient à la hausse...


(Oui, c'est bien Céline sur la photo 1, et non la baby-sitter de 17 ans)


Or, depuis que je vis dans le Nouveau Monde, celui des voitures à boîte automatique, du cheddar liquide, des cartes de crédit sans puce, des cinémas sans carte de fidélité, et des Bissels...


[et voilà, en gros, à quoi je ressemble dans mon nouvel environnement, sauf qu'en vrai le rose ne me va pas tellement au teint, mais on ne va pas chipoter - vous admirerez, au passage, mes talents de retoucheuse de photo car, contrairement à ce qu'on pourrait croire au 1er abord, les cheveux rouges ont été ajoutés de ma blanche main]

 

Bref, depuis que je suis dans le Nouveau Monde, je souffre à nouveau. 

Il faut dire que rien ne m'est épargné, je vous prie de me croire, à commencer par le casque de mon nouveau Premier Ministre (apprenez, lecteurs, que je suis à présent une sujette de Sa Majesté la Reine d'Angleterre et que Stephen Harper sus-nommé est le 1er ministre du gouvernement fédéral canadien, celui-là même à cause de qui je n'ose plus envoyer du sirop d'érable à ma mère pour cause de boycott Brigitte-Bardotien) lequel aurait tout à apprendre de François Fillon et de Georges Clooney mais préfère stoïquement camper sur ses rigides positions capillaires très années 80,  métaphores cheveluresques de sa politique : rien en bouge. 
Comment faire confiance à un homme affublé d'une telle coiffure, je vous le demande un peu, hein ?
C'est plus fort que moi, quand je vois ce paquet de cheveux savamment séparés par une raie de côté aux faux airs de perruque, je zappe.  
 
Mais jugez plutôt par vous-mêmes :
 



Et comme si ça ne suffisait pas, la télé et le cinéma nous abreuvent d'héroïnes à gros potentiel capillaire, crêpé, méché, brushingué, frisotté, laqué et tutti quanti. Ici, en Amérique, c'est le règne du volume. Comme les voitures et les burgers, le cheveu doit être gros et luisant. Ca passe encore quand c'est de la jeune starlette à frisouilles, mais ça devient carrément risible quand il s'agit de femmes ayant passé la quarantaine qui frôlent perpétuellement le torticolis à force de jeter des coups de nuque dans tous les sens pour mettre en valeur le tombé de leurs boucles, manquant d'éborgner au passage les passants honnêtes qui n'en demandaient pas tant. Dès que je vois apparaître l'une de ces créatures mi-femmes/mi-cheveux, j'ai des bouffées délirantes au cours desquelles je me vois brandir une paire de ciseaux bien affûtée pour transformer tout ça en carré dégradé, j'ai des visions où cours desquelles m'apparaît le fantôme de Jean Seberg... bref, je ne suis plus moi-même.


 

(entre Photoshop et le Botox, on ne les reconnaît pas très bien :
je tiens leur nom à la disposition des lecteurs qui en feront la demande.)

(C'était le persiflage gratuit du jour)


Voilà, lecteurs, la cruelle réalité à laquelle je dois faire face quotidiennement. J'espère, par ce témoignage émouvant, avoir brisé l'isolement de ceux qui souffrent du même mal que moi.
Non, ne me remerciez pas, c'est tout naturel, entre gens de bien. 
Par Pétronille - Publié dans : Pétronille, sa vie, son oeuvre
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Jeudi 22 octobre 2009
Lecteurs de mon coeur,

Vous me pardonnerez bien volontiers, j'en suis sûre, mes rares apparitions sur ce blog, car vous savez, j'en suis sûre également, que l'immigration est un processus long et complexe qui consiste à s'intégrer à la société qui vous accueille si chaleureusement en son sein (expression qui signifie ici qu'il y a plein plein plein de choses à régler quand on n'est pas là depuis longtemps, tant dans le pays d'accueil lui-même que dans la mère patrie - ah ah - et croyez moi, dénicher des bottes d'hiver résistantes et pas trop chères est un combat de tous les instants).

Le temps me manque, la plupart du temps, pour écrire ici, au point que j'envisage de mettre à profit les très nombreuses pauses publicitaires que nous infligent les chaînes américaines pour tenir un peu ce blog à jour.

Toutefois aujourd'hui étant un jour à marquer d'une pierre blanche - comme celui où je n'ai trouvé aucune faute d'orthographe dans la dissertation d'un étudiant (en l'occurrence, c'était une étudiante), celui où j'ai déniché une vieille édition de Shakespeare dans les livres de ma maman, celui où Jean Sarkozy a enfin fait ratiboiser son semblant de brushing (car je fais une petite fixation sur les gens mal coiffés qui nous imposent leurs dérives capillaires dans les média, rien de grave, vraiment, ça ne m'handicape pas au quotidien, mais tout de même je respire mieux depuis qu'il ne nous inflige plus sa mini-vague à tout bout de champ), celui où j'ai momentanément renoncé à l'alcool, celui où j'ai déniché un boucher qui fait du jambon blanc près de chez moi, celui où...

Bref, toutefois, disais-je, ce jour étant à marquer d'une pierre blanche, je renonce pour quelques minutes à mon travail pourtant palpitant à base de tableaux du XVIIe siècle hollandais pour vous annoncer une nouvelle qui devrait vous attrister (si vous êtes compatissants de nature), vous réjouir (si vous êtes actuellement en train de siroter un Porto dans votre jardin ensoleillé) ou vous rendre nostalgique (si vous êtes un Québécois exilé en France ou ailleurs).

Car, et je ne vous fais pas languir plus longtemps, lecteurs, figurez-vous qu'à l'heure où je vous écris, je me trouve confortablement installée dans mon canapé face à ma fenêtre et je ne peux que constater que mes yeux, une fois encore, ne me trahissent pas : il neige.

Oui, oui, vous avez bien lu de vos yeux ébahis, pour ne pas dire ébaubis : il neige.

Je répète encore, pas tant pour vous en convaincre que pour me convaincre, moi : IL NEIGE.

C'est ma 1e neige québécoise, je suis donc tenue de faire un voeu, je suppose.  

Pourtant, au mois d'octobre, ça fait bizarre, quand même, je vous l'avoue sans honte. 
Tout soudain il devient urgent d'arpenter les boutiques montréalaises à fort potentiel de Joe Dassin en fond sonore (hé oui) pour trouver des chaussures adéquates (car la Pétronille que je suis a dû faire des choix au moment de faire ses valises pour le Québec, et a laissé ses chaussures d'hiver en France pensant - à tort - qu'elle en trouverait de moins chères ici).

Tout soudain il devient nécessaire de se procurer une écharpe dans une boutique où le chauffage est poussé à fond, tant et si bien qu'on finit par se balader là-dedans en t-shirt et qu'essayer une écharpe risque de provoquer moult malaises et évanouissements dus à la chaleur.

Tout soudain, il serait bon que je file au Dollarama le plus proche (merveilleux magasin où tout coûte un dollar et où vous pouvez tout acheter, du tournevis cruciforme à la carte de voeux en passant par les décos de Noël, les tests de grossesse, les balais, les bonbons, les répulsifs à moustiques et j'en passe) histoire d'avoir au moins une paire de gants pour protéger mes doigts qui constituent tout de même un outil de travail fort utile et sont indispensables pour plier convenablement une papillote autour d'un filet de poisson.

Tout soudain, j'ai Bing Crosby dans la tête et d'autres hallucinations auditives (j'entendrais presque les clochettes du traîneau du Père Noël, ce qui ne m'était plus arrivé depuis 1982).

Voilà, lecteurs, la nouvelle du jour. 
Peut-être alimentera-t-elle vos conversations lors de la pause de 11 heures - "nous plaignons pas, paraît qu'il neige à Montréal" - qui sait ?

Par Pétronille - Publié dans : Pétronille, sa vie, son oeuvre
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Mardi 6 octobre 2009
Oui, je sais ce que vous allez dire : je fais une véritable fixation sur la nourriture, et je suis même méchante de ne parler que des choses dégoûtantes que l'on peut trouver au Québec, alors même que je n'évoque jamais les bonnes choses (exemple : délicieux légumes et poissons aux prix très abordables) et alors même que ce blog culinaire si appétissant est le produit de deux soeurs intimement liées à la Belle Province. Je sais tout cela, j'en suis bien consciente, lecteurs, et je bats ma coulpe, mais mettez-vous à ma place, aussi, vous qui avez du jambon blanc bio au torchon à profusion chez votre boucher attitré, vous qui râpez du gruyère sur vos gratins sans même y penser, vous qui trempez du pain de campagne dans vos oeufs à la coque, vous qui accompagnez vos apéros de pâté de canard, vous qui vous payez des croissants tout chauds le dimanche, vous qui... ah j'arrête, sinon (je me connais) je vais évoquer le lard paysan de mon enfance et là je ne réponds plus de rien.

Le propos de cet article est de vous faire partager un moment culinaire intense : une publicité qui passe en boucle à la télé, vantant les mérites d'un pot de cheddar liquide qui se prête à toutes les extravagances et amène de la joie au sein des foyers (disons que c'est au fromage ce que l'ami Ric*ré est au café : le ciment de la famille idéale, le compagnon des moments heureux, le concentré de joie de vivre qui fait sourire les enfants, japper les chiens, et s'attendrir les grands-parents). Chaud ou froid, ce cheddar liquide peut être utilisé pour améliorer un plat de légumes (qui n'avait pourtant rien fait pour mériter ça), se faire une tartine au goûter, ou y tremper des bretzels à l'apéro.

La version que j'ai trouvée sur Youtube est plus ancienne que celle qui passe en ce moment sur nos écrans (on n'y voit pas cette délicate petite fille tremper joyeusement ses bretzels dans le fromage, donc) mais elle donne un bon aperçu des pratiques fromagères de mes concitoyens...

[note :
attention, au même titre que du Claude François, la musique de cette publicité est du genre à rester ancrée dans votre tête toute la journée... Il se peut même que vous vous surpreniez à la fredonner dans les transports en commun, au cours d'un repas de famille qui s'éternise, sous la douche et autres lieux divers et variés : je vous aurai prévenus]
 


Par Pétronille - Publié dans : La photo culinaire du jour
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Dimanche 4 octobre 2009
Aujourd'hui, dans l'espoir un peu fou d'accompagner dignement un poisson en papillote qui n'en demandait certainement pas tant, mais qui le méritait pleinement, Pétronille a pénétré de son pied menu (le droit) dans le saint des saints, à savoir un établissement mystérieusement baptisé SAQ. Pour les innocents, les néophytes et les curieux, cet acronyme désigne la Société des Alcools du Québec (à ne pas confondre, donc, avec la SAAQ, qui est la Société de l'Assurance Automobile du Québec : un malentendu étant vite arrivé, il serait dommage de se pointer au service du permis de conduire avec les bras chargés de bouteilles de rouge...).

C'est dans ce lieu de perdition que se rendent les Québécois flambeurs qui ont 20 ou 30 dollars à claquer dans une bouteille de vin.

Des foufous, quoi. 

L'endroit ressemble à n'importe quel supermarché, en plus feutré, avec ses immenses rayonnages et ses promos du mois. Le client navigue gaiement entre les cidres à l'érable (pour fins connaisseurs uniquement... Faut-il les boycotter aussi, Brigitte ?) et les vins de tous horizons, français, italiens, espagnols, australiens, sud-africains, chiliens, argentins, et même canadiens (que les vendeuses recommandent particulièrement - et même si possible exclusivement - pour la préparation de vinaigrettes).

En ces lieux mystérieux, la Pétronille ordinaire se croit en plein Desperate Housewives ou en plein téléfilm de M6, ces mondes parallèles où les belles plantes toutes en jambes, en brushing et en maxillaires commandent d'une voix feutrée "Un Chawedonnaaay" en replaçant négligemment une boucle de cheveux platine derrière leur mignonne oreille sous le regard blasé du barman qui en a vu d'autres. Jamais vu autant de Chardonnay de ma vie. Je crois d'ailleurs n'en avoir jamais bu en France. Qu'à cela ne tienne, ici le Chardonnay coule à flots, on nage dans le Chardonnay, on est toutes des Bree Van De Kamp en puissance. 

Ici le vin est un produit commercial comme les autres. Alors vous nous ferez le plaisir, alcooliques ignorants, de ne pas vous contenter d'acquérir une bouteille pour le repas du soir, mais de mettre un peu de "fun" dans vos achats. Ici, l'acquisition d'une bouteille de vin est un moment ludique, je vous prie de le noter dans vos tablettes. On commence par choisir sa pastille (voir illustration), normalement en fonction de nos préférences (vin léger, vin fruité etc...) mais on peut aussi se laisser tenter par une couleur. "Allez, ce soir je me fais une pastille orange !" ne doit pas vous surprendre dans la bouche d'un Québécois. 





Le client, ébloui par tant de choix possibles de Chardonnay (Chardonnay sud-africain, Chardonnay australien etc...), a aussi la possibilité de s'offrir une petite dégustation, histoire de comparer quelques crus et d'émoustiller quelque peu ses papilles. Ô joie, c'est sous les spots et dans un air surclimatisé que tu pourras, lecteur, grâce à la SAQ, tester le distributeur de vin, une grande machine vitrée avec compteur. Pour quelques dollars glissés dans la fente (soit environ le prix d'une bouteille entière en France), tu pourras ainsi emplir un fond de verre tout seul comme un grand et faire rouler le liquide sur ton palais, entre deux rayons de champagnes aux prix prohibitifs.

Une fois que ton choix sera finalement arrêté et ton caddie rempli, tu pourras, ô merveille technologique, tremper ta bouteille dans un bain d'eau bleue fluorescente et glacée. Il te suffira d'enclencher la minuterie, comme sur un bon vieux micro-ondes, et il ne te restera plus qu'à regarder passer les gens en sifflotant, le temps que la bouteille refroidisse et atteigne la température de dégustation idéale.

(ludique, on vous dit) 

Et si tu es campeur, ou que tu n'aimes pas partager (l'un n'excluant pas l'autre, d'ailleurs), on a pensé à tout ! Lecteur, toi qui ne dédaignes pas te jeter un petit verre de vin derrière la cravate au coucher du soleil, après une journée de randonnée, ou même après une longue journée de travail, réjouis-toi ! Si tu désires simplement te rincer le gosier avec un petit verre, plus la peine d'ouvrir une bouteille entière, qui va s'aérer plus que de raison et tourner au vinaigre dans la porte du frigo quelque part entre la bouteille de lait et le jus d'orange. Finie, même, la corvée du verre. Nous vivons une époque merveilleuse, moderne, innovante, où le vin se boit... en canette. 

Mais juge plutôt :

                

Pratique et chic, esthétique et compacte, la canette de vin se glisse discrètement dans un sac à main raffiné ou un sac à dos de campeur. Ainsi la jeune femme active qui désire décompresser discrètement comme le randonneur qui a bien mérité son apéro peuvent se décapsuler à toute heure un bon Merlot ou même un délicieux "Chawedonnaaaay", qui d'ailleurs accompagneront parfaitement un bon Brie en boîte.

Tout cela pour vous dire, lecteurs, que le jour où je repose mon pied (menu - le droit) en France, il y a de fortes chances que je vire alcoolique, pour me rattraper.


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(Le poisson était délicieux, merci)


Par Pétronille - Publié dans : Pétronille en Amérique
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Présentation pétronillesque

Où l'on retrouve Pétronille, laquelle, après moult péripéties sur lesquelles elle préfère dignement ne pas s'attarder, s'est enfin envolée pour la Belle Province, son visa de résidente permanente en poche.
La voici donc, découvrant son nouveau pays avec des yeux ébahis, et faisant partager ses aventures à ses lecteurs bien-aimés avec toute la générosité (et parfois la mauvaise foi) qui la caractérise.

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