Mais où sont-ils passés ? Au Québec !

Publié le par Pétronille

Aujourd'hui, amis lecteurs, Pétronille va partager avec vous une révélation qui risque de faire grand bruit et de réchauffer le coeur de certains d'entre vous.

Non, non, ne me remerciez pas tout de suite, lisez plutôt.
Souvenez-vous, c'était hier, ou presque. Pétronille portait encore les cheveux longs, Tante Suzon mettait encore quelques gouttes de coca dans son whisky, la courge spaghetti n'avait pas encore fait parler d'elle dans les médias... Ca y est, vous visualisez cette époque bénie ?
Impossible, alors, d'allumer la télévision ou la radio, de feuilleter un magazine ou d'entrer dans une boutique sans tomber sur eux, oui, eux, Didier Barbelivien et Félix Gray, tout en cheveux et en poils au menton, regards concupiscents et bandana couvrant une virile pomme d'Adam tressautant au rythme de leurs paroles suaves (oui, bon, j'arrête, j'essaie d'être flatteuse mais j'ai du mal à me forcer).
Remontons plus loin dans le temps encore, celui des sous-pulls qui grattent, des salopettes en velours côtelé, des puces dans les cheveux (cela rappelle-t-il quelque chose aux jeunes femmes trentenaires ?). Souvenez-vous, lecteurs, de Joe Dassin achetant des petits pains au chocolat (la la la la laaaaaa !!!) et des jupons colorés de la chanteuse de la Compagnie Créole froufroutant sur "ça fait rire les oiseaux".
(ça y est, vous les avez dans la tête et j'ai bien pourri votre journée ? Je vous avais bien dit de ne pas me remercier tout de suite)
Mais que sont ces chanteurs oubliés devenus ? vous demandez-vous parfois (mais si). Réjouissez-vous car j'ai la réponse : ils sont ici !!! Je ne peux entrer dans une pharmacie (chez Jean-Coutu, pour les initiés et les lecteurs de Michel Rabagliati) ou un "dépanneur" sans que la Compagnie Créole se mette à hurler joyeusement dans les haut-parleurs (et dans ma tête), accompagnée par les nombreux clients de tous âges qui ne peuvent s'empêcher de chantonner à leur tour avec entrain. J'y devine un subtil et pervers moyen de nous obliger à acheter des anti-migraineux...

Joe Dassin est lui aussi omniprésent au Québec. Je crois comprendre qu'après Félix Leclerc, il est LA référence incontournable de tout Québécois qui se respecte, à commencer par les chanteurs de rock montréalais, tatoués jusqu'aux yeux, qui, une fois qu'ils ont fini de hurler à la mort dans leur micro, essuient une larme pudique en évoquant leur premier 33 tours de Joe Dassin, "à qui je dois ma carrière", précisent-ils en portant une main à leur coeur et en levant les yeux au Ciel.

Et quid de Félix Gray, me direz-vous ? Vous serez ravis d'apprendre, lecteurs, que je l'ai retrouvé, ici même à Montréal, où il a écrit une comédie musicale il y a 2 ans (qui risque donc fort de débarquer de manière fracassante sur les scènes parisiennes, une fois la tournée à Gatineau et Québec achevée - en décembre 2011 me suis-je laissé dire...). "Les promoteurs", nous dit le Journal de Montréal, "espèrent que le spectacle sera établi de façon permanente à Montréal, comme on le fait à Broadway" : de quoi relancer le tourisme à Montréal, booster l'immigration, déplacer les foules par milliers et anéantir à tout jamais la renommée du Festival de Jazz. Merci Francis... oups Félix Gray 

Il y a donc une seconde vie pour les chanteurs disparus (morts ou oubliés de tous). Cela s'appelle : le Québec.

(Mais le Québec n'est tout de même pas tombé si bas que d'accueillir Didier Barbelivien, faut quand même pas pousser).

Je vous laisse méditer cet article à haute teneur instructive, qui vous permettre, sans nul doute, de briller en société. 
Quant à moi, je vais m'écouter l'intégrale des Beatles à fond et en boucle dans l'espoir incertain de faire passer "au bal masqué ohé ohé" qui vrille mon cerveau et celui (en cours de formation) de mon futur héritier depuis 2 jours déjà.

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Catherine Goux 15/06/2011 18:28


Hé la chasse au géniteur parfait est une occupation à temps plein !


Catherine Goux 14/06/2011 12:35


Merci Pétronille pour ce fou-rire !


Pétronille 15/06/2011 16:25



Merci à vous, Catherine, de revenir par ici malgré ma très longue absence. C'est un plaisir de vous retrouver!