Les conseils avisés pétronillesques : à faire avant de partir

Chers lecteurs bien-aimés qui, éblouis par l'aventure pétronillesque et/ou amoureux du Québec, désirez tenter à votre tour l'aventure de l'immigration, cet espace vous est dédié.
Pétronille n'ayant pas l'intention de faire de son blog un site de conseils en tous genres consacré exclusivement à l'immigration, mais désirant continuer raconter tout et n'importe quoi et surtout les aléas de sa vie quotidienne, vous renvoie à ce site (que vous connaissez déjà, j'en suis sûre) pour répondre à toutes vos questions sur les différentes étapes de l'immigration :

www.immigrer.com

Dans son blog précédent, Pétronille a également évoqué quelques étapes de sa course au visa :
Dernière étape : la visite médicale
Pétronille se rapproche du Québec (avec liens vers d'autres articles)

Toutefois, dans son infinie bonté, elle vous livre ici quelques conseils et astuces tirés de son expérience personnelle. En résumé, elle va vous dire ce qu'on ne vous dit pas ailleurs.
Bien évidemment, elle ne peut parler qu'en son nom et se baser uniquement sur ce qu'elle a personnellement vécu, chaque cas étant différent.

Ton visa en poche, il te faut préparer soigneusement
ton arrivée au Québec.
Et c'est ici que j'interviens.

Avant de quitter définitivement la France, cher lecteur, pense bien à :

1. Résilier tous les services auxquels tu es abonné (EDF, GDF, téléphone, Internet, carte de cinéma, club de lecture...) en tenant compte du fait que dans certains cas, tu dois donner un préavis de plusieurs mois. Par exemple, pour résilier ta carte UGC illimité, il faut envoyer ton courrier 2 mois à l'avance.

Pense également à
renvoyer toutes tes cartes (carte Vitale, carte de mutuelle, carte de cinéma...) avant de partir.

2. Te mettre en règle avec les impôts
Pétronille a préféré payer d'un coup la totalité de ses impôts de l'année, histoire d'être tranquille. Mais il est possible de continuer à payer par mois ou par trimestre.
Dans tous les cas, il est indispensable de prévenir ton Centre des Impôts de ton départ, et de lui laisser une adresse e-mail où te joindre, et si possible une
adresse de correspondance en France (papa-maman, par exemple).
En effet, le formulaire pour la déclaration de l'année suivante te sera envoyée par courrier postal.
Pense à laisser une copie de tes papiers fiscaux à papa-maman (ou autre) si possible, pour qu'ils puissent régler facilement tout problème, tandis que tu picoreras nonchalamment dans ton plat de poutine de l'autre côté de l'océan.
N'oublie pas de régler la taxe d'habitation, souvent oubliée dans l'euphorie du moment.

Et garde bien tous tes papiers et preuves de paiement car il existe souvent un manque certain de communication entre les Centres des Impôts, les Trésoreries et le Centre des Impôts pour Non-Résidents (dont tu dépendras pour l'année qui suit ton arrivée au Québec).

3. Gérer l'Assurance Maladie
Si tu es français, petit veinard, ton pays a signé un accord avec le Québec qui te permet, un e fois arrivé sur place, d'être couvert pour tes soins médicaux pendant les 3 premiers mois de ton arrivée. Pas besoin d'assurance privée, donc.
Mais pour cela, il te faut obtenir le précieux sésame qu'est le formulaire
SE 401-Q-207.
Note bien son nom car, à la Sécurité Sociale, tout le monde n'en a pas entendu parler, surtout si tu n'habites par à Paris.
Grâce à ce papier (obtenu le jour même), tes démarches à la RAMQ (la Sécu québécoise) seront grandement simplifiées.

Le conseil d'amie de Pétronille : fais un check-up chez le dentiste et l'ophtalmo avant de partir car (joie,bonheur) au Québec les soins dentaires et oculaires ne sont pas remboursés...

4. Si possible, ouvrir un compte bancaire à distance
Disposer d'un compte bancaire en dollars canadiens (CAD) à l'arrivée constitue un véritable confort. Cela évite notamment de se promener avec une grosse somme d'argent en liquide sur soi, ou pire, de prendre l'avion avec un chèque dont le montant correspond à tout l'argent que tu possèdes.
En plus, comme c'est un peu long et compliqué d'ouvrir un compte au Canada, mieux vaut gérer ça tranquillement depuis la France plutôt que d'ajouter un stress supplémentaire aux autres démarches urgentes à faire en arrivant.

Certaines banques internationales comme HSBC permettent d'ouvrir un compte bancaire n'importe où dans le monde, à condition de posséder (ou d'ouvrir) un compte en France (solution très pratique si tu veux garder des euros bien au chaud en France ou si ta maman te verse des sous sur ton compte pour ton anniversaire - car l'argent est disponible à tout moment).

Certaines banques canadiennes peuvent t'ouvrir un compte à distance,
via Internet. Je ne l'ai pas fait mais d'après les témoignages sur immigrer.com, cela semble assez facile.

Dans tous les cas, s'y prendre tout de même assez longtemps à l'avance, histoire de disposer des moyens de paiement en arrivant.

Le conseil d'amie de Pétronille : au Canada, on dispose d'une carte de débit et d'une carte de crédit (contrairement en France où on a les 2 en 1). La première permet de retirer de l'argent au distributeur et de payer chez les commerçants. La seconde est très diabolisée par les banquiers français car elle permet (comme son nom l'indique) d'acheter à crédit, au risque de s'endetter passablementacr les taux d'intérêt sont très élevés.
Mais sachez qu'il existe des cartes de crédit à simple débit différé (pas d'intérêts à payer donc, mais simplement un paiement retardé de quelques jours).
C'est très intéressant car ici au Canada, dès que vous voulez louer ou acquérir un logement, ou encore acheter une voiture, on fera une enquête de crédit sur vous. Or, si vous n'avez pas d'historique de crédit au Canada, cela peut jouer en votre défaveur.

5. Louer un logement temporaire pour l'arrivée
Solution vivement recommandée (testée et approuvée) par Pétronille, surtout si vous ne connaissez pas encore bien la ville. Vous aurez ainsi le temps de vous familiariser avec les quartiers.
Montréal regorge d'appartements à louer à la semaine ou au mois, meublés et tout équipés, avec téléphone, Wifi, télévision...
C'est la solution idéale pour plusieurs raisons (que je vous expose immédiatement) :
- c'est un plaisir de s'installer confortablement après 7 heures passées dans l'avion et 2 h passées à l'aéroport à remplir les formalités d'arrivée...
- le téléphone et Internet illimités facilitent énormément les démarches pour trouver du travail ou trouver un logement
- et surtout, surtout, avoir une adresse postale fixe pour quelque temps facilite beaucoup les formalités d'immigration. Car dès ton arrivée à l'aéroport, et partout où tu iras ensuite (banque, Sécu...), on te demandera une adresse postale. C'est à cette adresse que l'on enverra ta carte d'assuré social (Carte Soleil), ton numéro de NAS, et ta carte de résident permanent. Cette dernière met entre 4 et 6 semaines à te parvenir, donc dans l'idéal, garde ce logement provisoire un mois et demi environ (ou alors n'oublie pas de transmettre ta nouvelle adresse à ces organismes).

6. Faire la liste de tes effets personnels pour l'immigration
Oui, je sais, ça semble long et fastidieux.
Mais lorsqu'après 7h d'avion (dont un film avec Jim Carrey...) tu te retrouves à faire la queue au service d'immigration de l'aéroport, et qu'il est l'équivalent de 2 h du matin chez toi, et qu'une dame te tend une feuille en te demandant de dresser, de mémoire, la liste de tout ce que tu vas fairevenir au Canada dans un délai d'un an, le tout dûment estimé en dollars canadiens, tu seras drôlement soulagé d'avoir préparé tout cela gentiment chez toi, en sirotant une bonne bière.
Et tu ricaneras intérieurement en voyant la mine défaite des autres immigrants qui n'avaient pas pensé à le faire et peineront lamentablement sur leur feuille en essayant de se souvenir de ce qu'il y a dans leurs valises.

Il faut rédiger 2 listes :
- des effets que tu apportes avec toi le jour de ton arrivée (en 2 exemplaires)
- des effets que tu comptes faire venir durant l'année qui suit ton arrivée (en 2 exemplaires aussi)
Les listes doivent être assez détaillées (par exemple, marque et numéro de série de l'ordinateur...) et comporter une estimation de la valeur des biens en CAD.

Le conseil d'amie de Pétronille : ne fais pas, lecteur de mon coeur, la même boulette que Pétronille qui a oublié (honte, honte, honte) de déclarer à l'avance les bouteilles d'alcool qu'elle avait pourtant le droit d'importer sans taxes en tant qu'immigrante (360 bouteilles autorisées...!). Sinon tu devras payer plein de taxes sur la moindre bouteille de porto que tu feras venir d'Europe.

Pour l'instant, c'est à peu près tout ce que je vois.
Je distillerai d'autres conseils bienveillants au fil de mon blog, mais j'espère que ces quelques conseils t'auront déjà été fort fort utiles.