Mettons notre personnalité dans le fromage liquide !

Publié le par Pétronille

Oui, je sais ce que vous allez dire : je fais une véritable fixation sur la nourriture, et je suis même méchante de ne parler que des choses dégoûtantes que l'on peut trouver au Québec, alors même que je n'évoque jamais les bonnes choses (exemple : délicieux légumes et poissons aux prix très abordables) et alors même que ce blog culinaire si appétissant est le produit de deux soeurs intimement liées à la Belle Province. Je sais tout cela, j'en suis bien consciente, lecteurs, et je bats ma coulpe, mais mettez-vous à ma place, aussi, vous qui avez du jambon blanc bio au torchon à profusion chez votre boucher attitré, vous qui râpez du gruyère sur vos gratins sans même y penser, vous qui trempez du pain de campagne dans vos oeufs à la coque, vous qui accompagnez vos apéros de pâté de canard, vous qui vous payez des croissants tout chauds le dimanche, vous qui... ah j'arrête, sinon (je me connais) je vais évoquer le lard paysan de mon enfance et là je ne réponds plus de rien.

Le propos de cet article est de vous faire partager un moment culinaire intense : une publicité qui passe en boucle à la télé, vantant les mérites d'un pot de cheddar liquide qui se prête à toutes les extravagances et amène de la joie au sein des foyers (disons que c'est au fromage ce que l'ami Ric*ré est au café : le ciment de la famille idéale, le compagnon des moments heureux, le concentré de joie de vivre qui fait sourire les enfants, japper les chiens, et s'attendrir les grands-parents). Chaud ou froid, ce cheddar liquide peut être utilisé pour améliorer un plat de légumes (qui n'avait pourtant rien fait pour mériter ça), se faire une tartine au goûter, ou y tremper des bretzels à l'apéro.

La version que j'ai trouvée sur Youtube est plus ancienne que celle qui passe en ce moment sur nos écrans (on n'y voit pas cette délicate petite fille tremper joyeusement ses bretzels dans le fromage, donc) mais elle donne un bon aperçu des pratiques fromagères de mes concitoyens...

[note :
attention, au même titre que du Claude François, la musique de cette publicité est du genre à rester ancrée dans votre tête toute la journée... Il se peut même que vous vous surpreniez à la fredonner dans les transports en commun, au cours d'un repas de famille qui s'éternise, sous la douche et autres lieux divers et variés : je vous aurai prévenus]
 



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Hermione 06/11/2009 22:35


Un ami récemment arrivé à Montréal a fait la découverte de fromages tout à fait acceptables pour un Français. Tout espoir n'est donc pas perdu ! ;-)


Pétronille 19/11/2009 03:47



Hermione, c'est le Ciel qui t'envoie sur ce blog pour me porter la bonne parole...!



la Mère Castor 20/10/2009 08:25


Une version salée du Nutella, en quelque sorte.


Pétronille 23/10/2009 00:43




C'est exactement cela, vous avez trouvé la définition exacte, Mère Castor.
Entre les deux, je sais bien lequel je choisirais pour me réconforter après une longue journée. 



Frédérique M 13/10/2009 00:31


Bon allez, on se cotise et on envoie un colis de fromages auvergnats à Pétronille. Un bon gapron bien affiné (spécialité à l'ail) devrait laisser iun souvenir impérissable à son facteur et à son
palais. Et vous y rajouterez un époisse,si,si, soyons fous.


Pétronille 18/10/2009 23:52


Ah, chère Frédérique, j'en ai l'eau à la bouche rien qu'à vous lire ! Un époisse, quelle folie, ce serait presque déjà Noël ! Cela me rappelle un voyage en Ecosse : mon bagage à main était empli de
fromages en tous genres, dont l'odeur s'est répandue insidieusement dans l'avion et a imprégné tous mes vêtements (autant dire que je ne passais pas inaperçue dans les rues d'Edimbourg).


Catherine Goux 09/10/2009 09:02


On le mangeait sur du pain. Le fromage en crotte se mange aussi tout seul. Pétronille, je suis partie depuis 20 ans ! Non, je n'ai pas d'adresse, mais le homard n'est pas de la grande cuisine quand
on fait la recette de base. On le plonge dans l'eau bouillante, c'est tout. À mon avis, la brasserie du coin fera l'affaire.


Catherine Goux 06/10/2009 14:26


J'allais le dire Nat, ça me fait penser à la Cancoillotte. Moi, j'aimais bien, à l'époque. Je me demande ce que j'en penserais maintenant que mon palais s'est affiné : ) Cela dit, qu'est-ce qu'on
en a mangé, les enfants aimaient beaucoup. Et le fromage en crottes ? Vous n'avez pas essayer le fromage en crottes, vous savez celui qu'on met sur la poutine. Miam, sans déc ! Dans les bonnes
choses, il me semble que ce doit être la saison du homard et qu'il n'était pas cher. Et les crevettes de Matane, ça existe toujours ?


Pétronille 09/10/2009 00:38




Est-ce que vous le mangiez en tartine, ou fondu sur les légumes (tout cela m'intrigue...) ? Je n'ai pas le coeur de goûter, par contre j'ai évidemment testé le
fromage en crottes sur la poutine, quelque part au milieu du Saguenay. C'est surprenant comme texture, mais pas mauvais.


Quant au homard, je ne sais pas où me rendre pour en manger un vraiment bon (tant qu'à faire). Vous n'auriez pas LA bonne adresse par hasard ?