Pétronille a testé pour vous : la 1ère Fête de la Musique à Montréal

Publié le par Pétronille

Dimanche soir, lecteurs de mon coeur, c'était la Fête de la Musique. Sous le haut et digne patronage de Jack Lang, initiateur de l'événement il y a 25 ans en France, la ville de Montréal a offert à ses habitants la toute première édition de la Fête de la Musique au Québec. On avait déjà eu la chance infinie (enfin, quand je dis "on", je  pense plutôt aux autres parce que moi, bizarrement, j'ai préféré passer mon tour) d'avoir Patrick Bruel en concert début juin, alors la Fête de la Musique, c'était un peu la cerise sur le gâteau. La programmation annonçait d'ailleurs la présence d'un petit groupe français déjà encensé par Pétronille il y a 2 ans : les Blaireaux, auteurs et interprètes de la célèbre et néanmoins poétique "Auberge du Chat qui pète". C'est dire si Pétronille se réjouissait de l'événement.

En bonne Française, elle a donc commencé à se préparer sur les coups de 20 heures, essayant deux ou trois tenues avant de décider, pour faire couleur locale et se fondre dans le paysage, de mettre une petite robe courte. Un ravalement de façade plus tard, un coup de sèche-cheveux, un pschitt de parfum, et la voilà fin prête pour la fête.

En bonne (fausse) parisienne, une fois sortie de chez elle, elle a eu un petit creux et s'est mise en quête d'un resto sympathique susceptible de nourrir son petit corps. Pas si facile que ça, car beaucoup de restos montréalais cessent de servir vers 21/21h30 (une tradition probablement dûe à la rigueur de l'hiver, qui n'incite pas vraiment à rentrer chez soi après 22 heures par -30°). Le touriste comme l'immigrant est donc prié de posséder et d'utiliser à bon escient sa montre, car l'habitude de se faire une petite bouffe après le ciné doit être rapidement oubliée, sous peine de se retrouver errant dans les rues le ventre creux et gargouillant à fendre l'âme, ce qui n'est pas très chic, convenons-en bien volontiers. Il est donc conseillé à ces étourdis de vivre à la québécoise, c'est-à-dire de prendre l'apéro à 17h (l'heure où le Français de base digère seulement son goûter) histoire de dîner vers 18h30, (l'heure où le Français de base se pose la question existencielle du jour : "Ricard ou Porto, pour commencer ?"), et de commencer à regarder le film du soir à 19 h (l'heure où le Français de base fait tranquillement péter les gâteaux apéro).

Pour vous entraîner, faites donc
un petit tour à Stockholm cet été, c'est à peu près pareil sauf qu'au Québec, on trouve (Dieu soit loué) de la bière à plus de 2% d'alcool.

Bref.

Pétronille, donc, déniche avec bonheur un petit resto vietnamien délicieux qui, ô joie, sert encore (et avec le sourire) de délicieux plats parfumés, même après 21h30. Un poulet sauté au gingembre plus tard, il est temps d'aller se dégourdir un peu les jambes en dansant au son des musiques diverses et variées qui ne manquent pas, Pétronille en est certaine, d'animer les rues Montréalaises (bien que, curieusement, on n'en entende aucun écho depuis son petit resto niché poutant en plein centre-ville).

Après avoir arpenté en vain quelques rues désertes, Pétronille, quelque peu inquiète, se souvient heureusement que la Fête de la Musique, ici, n'a pas lieu un peu partout, mais seulement dans le Vieux Montréal, près du port, lieu (nous dit le programme officiel) de "forte fréquentation estivale, tant par les touristes que par les montréalais eux-mêmes". A grandes enjambées, Pétronille descend donc gentiment vers le quartier le plus ancien de la ville, croisement improbable mais plutôt sympathique entre le New York des années 30 et le Saint-Malo de Surcouf, pour découvrir... qu'on était en train de démonter la scène (le tout dans un silence de mauvaise augure). Renseignements pris, la Fête de la Musique, à Montréal, s'achève à 23 heures, qu'on se le tienne pour dit. A 23h01, donc, toute la ville est redevenue déserte et silencieuse, sans aucune trace qui laisse imaginer qu'il y a pu avoir une fête quelconque quelques instants plus tôt. Pas de jeunes titubants, pas de tessons de bouteilles, pas d'odeurs de saucisses grillées, pas de bandes chatonnant gaiement bras-dessus/bras-dessous, pas d'ado boutonneux gratonnant du Deep Purple sur sa guitare.

La preuve :



La fête de la musique en plein Veux Montréal, 23h05


Rien que Pétronille dans sa petite robe, et, rue Notre-Dame, un monsieur jouant du violon.

Pétronille a donc quelques jours pour apprendre de ses erreurs et s'adapter au timing montréalais, histoire de ne pas passer complètement à côté du Festival de Jazz dans quelques jours...

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H2O2 02/07/2009 19:10

: )

Pétronille 07/07/2009 02:13



Tiens, tiens, bonjour et merci d'être passé par là !